Dérèglement climatique : vu sur LinkedIn

Pour parler dérèglement climatique, le problème n’est pas tant les faits sur le dérèglement que l’opinion ou la désinformation sur les événements qui ne sont plus de la dystopie mais bien du futur non lointain !

CONCORDANCE CONSEIL Loire Atlantique
Voici quelques liens intéressants :
–         2 articles de Serge Zaka d’AgroClimat2050 :
o https://lnkd.in/exRkhCDs
o https://lnkd.in/egMU6bWK
o  à mettre relation avec :
–         1 post de Jean-Marc Jancovici du Shift Project : https://lnkd.in/ekUG_Cqm
–         1 article de Nathanaël Wallenhorst, Member of the Anthropocene Working Group (AWG): https://lnkd.in/eWiZuudS

Belle lecture,

CONCORDANCE CONSEIL forêt méthodes

Le règlement européen sur la déforestation

Le 26 novembre dernier, le Parlement européen a voté le soutien aux mesures de simplification du règlement européen sur la déforestation (EUDR).

C’est bien pour laisser du temps. Cela confirme la lutte « contre le changement climatique et la perte de biodiversité en empêchant la déforestation liée à la consommation par l’UE de cacao, café, huile de palme, soja, bois, caoutchouc, charbon de bois, papier imprimé et produits d’élevage. », lutte qui avait été adoptée par le Parlement le 19 avril 2023.

source :  https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20251120IPR31498/deforestation-le-parlement-soutient-les-mesures-de-simplification

Sauf que :

  • Le Conseil de l’Union européenne a adopté le 18 décembre 2025 une révision ciblée du règlement européen sur la déforestation (RDUE, règlement UE 2023/1115).
    Cette révision reporte l’application du règlement au 30 décembre 2026, retire les livres, journaux et produits imprimés du champ d’application, et prévoit un réexamen obligatoire du dispositif avant le 30 avril 2026.
  • Ces mesures de simplification impliquent donc l’exclusion des livres et des produits imprimés du règlement européen sur la déforestation (EUDR).
  • « Afin de réduire encore la charge administrative, certains produits imprimés (tels que les livres, les journaux et les images imprimées) ont été retirés du champ d’application du règlement, compte tenu du risque limité de déforestation associé à ces articles. »

  • Source : https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2025/12/18/deforestation-council-signs-off-targeted-revision-to-simplify-and-postpone-the-regulation/

Comme le précise un éditeur éclairé : « D’un point de vue écologique, c’est un recul indéniable car même quand le papier est acheté en Europe, l’origine réelle du bois utilisé par les papetiers n’est aujourd’hui pas connue ou en tout cas transmise. La traçabilité n’existe donc pas concrètement dans la chaîne. »

Il est vrai que comme le précise l’article d’Actualitté du 17/12/25 : « Pour autant, la décision ne signifie pas un retrait complet du secteur du champ environnemental. Si les ouvrages imprimés sont exclus du règlement, le papier, lui, demeure concerné par l’EUDR. Une nuance importante, que la Fédération européenne des éditeurs prend soin de rappeler. »

Source : https://actualitte.com/article/128237/droit-justice/deforestation-pourquoi-l-europe-a-finalement-exclu-les-livres-du-reglement

Mais il est probable que les groupes éditoriaux et leurs lobbys aient fait pression pour que le livre en soit exempté, et ils viennent d’obtenir gain de cause. Ce qui fait qu’aujourd’hui, en France, papiers imprimés et livres sont achetés sans pouvoir remonter jusqu’à la forêt. L’EUDR créait un effet de levier qui commençait à produire ses effets : des fournisseurs se préparaient, des systèmes de traçabilité se mettaient en place pour être conforme. Aujourd’hui, ces efforts sont inutiles. Et le rétropédalage pourrait laisser penser que la culture peut être exemptée d’écologie.

« Un débat qui dépasse largement la filière éditoriale et interroge, plus largement, la capacité de l’Union européenne à concilier ambition écologique et réalités économiques. » comme le souligne Actualitté

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Fragments de revue de presse de l’été : le numérique

Cet été, l’information que j’ai retenue sur LinkedIn et qui parlait du numérique dans sa globalité porte plus sur des alertes que sur des témoignages de bonnes pratiques.

  • Mi-juin : Une nouvelle instance de dialogue vient de voir le jour pour évaluer l’adoption du référentiel général d’écoconception des services numériques. L’Institut du Numérique Responsable aborde là une bonne nouvelle dans la réflexion et (il faut l’espérer) dans l’action sur le numérique responsable.
  • et l’INR publie le baromètre green IT 4è édition 2025 : on apprend que les entreprises se questionnent vraiment sur les usages, le réemploi, le recyclage.

Les 10 premiers indicateurs montrent l’intérêt des dirigeants dans la gestion du green IT. Du progrès même si la marge de manœuvre est encore une autoroute et que toutes les entreprises ne l’emprunte pas.

  • 15 août : Amélie Deloche relaye une info sur des data centers aux États-Unis, dans l’état de Géorgie, qui privent des habitations d’eau pour satisfaire la boulimie de refroidissement des monstres alimentant les nécessaires outils informatiques et l’IA !
  • 17 août : la cyberattaque dont a été victime le Musée d’Histoire Naturelle de Paris est presque passée inaperçue ; les recherches scientifiques de l’établissement pourraient être utilisées ou transformées par des pirates malveillants…

A suivre : la revue de presse personnelle sur le thème de l’édition !

 

Retour d’expérience Dinamic

Retour positif d’un accompagnement DINAMIC+ CCI Pays de la Loire pour une jolie petite entreprise au sud de Nantes, spécialiste de la conception et vente de stickers pour le milieu hospitalier : Barnabou et sa marque Série-Golo.
Ce qu’en dit la gérante : « Nous avons fait 2 boucles Dinamic+ avec Béatrice. Le premier rebond a permis une prise de hauteur pour savoir « qui on est » avec la nouvelle organisation stratégique de notre TPE. Après ce deuxième rebond en 2024, nous sommes plus éclairées et plus ancrées. Je suis heureuse d’avoir fait appel à la CCI en 2022. Béatrice a vraiment réussi à nous driver, à nous guider. C’était exactement ce dont nous avions besoin et au bon moment. Grâce à ça, on a acquis justesse, légitimité. Le droit de faire le job en sorte ! On a osé. Merci ! »

De mon côté, l’accompagnement a été dynamisant avec SEGO DURAND et Claire PINEAU. Voir combien ces dirigeantes ont évolué, se sont alignées avec le conseil, les formations Dinamic et l’accompagnement RH (dont elles ont toutes deux bénéficié), c’est génial ! Le binôme avec Pascale Faou, cheffe de projet de la CCI, est un levier fort aussi pour accompagner l’entreprise au plus juste.

Une super expérience et une histoire à poursuivre !

Site web : https://lnkd.in/eKjp3SM2
Sur Insta : https://lnkd.in/eBFHNtbU

Le regard de préhistoriens sur la division sexuée des rôles dans la société

Dans un article précédent, j’abordais la vision de Pascal Picq (« Et l’évolution créa la femme » aux éditions Odile Jacob). Dans un registre proche, bien que l’approche soit plus globale et retrace l’histoire de l’invisibilité de la femme, l’essai de Marylène Patou Mathis (« L’homme préhistorique est aussi une femme » aux éditions Allary) est intéressant.

Les évolutions depuis le Néolithique

Tout porte à croire en lisant Pascal Picq ou Marylène Patou Mathis que les violences internes aux groupes humains soient apparus avec la sédentarisation et au Néolithique**.

Je cite l’auteure : « Les premières traces de violences collectives semblent apparaître avec la sédentarisation des communautés, qui débute il y a environ 14000 ans, et augmenter au cours du Néolithique, période marquée par de nombreux changements environnementaux (réchauffement climatique), économiques (domestication des plantes et des animaux qui permet un surplus de denrées alimentaires – attesté par leur lieu de stockage), sociaux (apparition des élites et des castes et leur corollaire, la hiérarchisation et les inégalités) et de croyances (apparition de divinités et de lieux de culte). Cette violence pouvait être due à des facteurs multiples : situations paroxysmiques liées à une crise (démographique, politique, épidémiologique), rites sacrificiels (de fondation, propitiatoires ou expiatoires), motifs psychologiques (vengeance suite à une vexation ou une insulte, volonté de domination). On constate que les femmes et les enfants en seraient les principales victimes. »

A priori, ce que précise Marylène Patou Mathis, c’est que les connaissances actuelles sur le Paléolithique (antérieur au Néolithique) ne permettent pas de contredire l’idée de sociétés plutôt sans violences en interne et avec une place de l’humaine plutôt équilibrée : la femelle australopithèque par exemple peignait dans les cavernes (cf les mains négatives peintes et majoritairement féminines selon une étude de 2007 dans des grottes françaises et espagnoles), chassait (il est même évoqué la possibilité qu’elle courre devant la proie pour que le mâle tue). Plus tard, en Gaule, les femmes (sans enfant) accompagnaient les hommes à la chasse et à la guerre.

Au Paléolithique, les représentations rupestres montrent beaucoup de « femelle reproductive ». Il se peut que les humains de cette époque-là n’aient pas compris le rôle du mâle dans la reproduction. Il se peut aussi que les divinités principales soient féminines, comme l’attestent les mythologies de plusieurs continents. Dans tous les cas, « loin du tabou [de la nudité et du sexe féminin], les « artistes » du Paléolithique supérieur ont représenté non seulement le corps nu (féminin et masculin), mais aussi l’organe sexuel visible, la vulve et le phallus. » Et « quoi qu’il en soit, parmi les représentations anthropomorphes, les images féminines sont de loin les plus nombreuses et même les seules avant le Magdalénien » (entre -15000 et -13500 ans).

Le Paléolithique n’était pas non plus l’Eden perdu ! Il y avait des échanges de femmes et de jeunes, à priori, pour « sceller des alliances entre groupes, alliances nécessaires à la survie de ces petites communautés dispersées sur de vastes territoires. »

Les projections avec la religion

Tout porte à croire en lisant ces deux anthropologues que les religions monothéistes ont posé les bases de cette coercition de la femme dans la société humaine.

Marylène Patou Mathis explique que c’est la religion juive qui a « détroné » Marie (une vierge ! comme pour les humains préhistoriques) en la rendant femme et non divinité. Idem pour le concept du péché originel d’Eve ! L’homme aurait donc inventé un Dieu invisible et tout puissant pour remplacer des divinités féminines et « réelles ».

Le rôle de la religion n’est pas neutre, peu s’en faut. L’auteur rappelle que « dans la mythologie égyptienne, c’est un homme, Seth, qui commet le péché originel, et une femme, Isis, qui sauve l’humanité ; chez les Celtes, le monde terrestre est régi par un principe féminin omniprésent, Dana la déesse mère, dont les femmes sont les messagères auprès des hommes ». Et pourtant, la misogynie des traités de théologie morale chrétienne des XIVè et XVè siècles conduira à la persécution des « sorcières », qui fera en Europe des dizaines de milliers de victimes. … A partir du XVIIè siècle, le thème du péché cède le pas à celui de la « nature féminine » qui serait déraisonnable (dénuée de raison), voire « immorale ».

Même la science s’y est mise ! Déjà, les premiers dictionnaires martèlent la différence entre homme et femme. Dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert de 1750, « sexe » ne concerne que la femme. Au début du XIXè siècle, Maryse Patou Mathis rappelle qu’« elles sont plus nombreuses que les hommes dans les espaces réservés aux fous dans les hôpitaux ». Le passage sur les expériences de mesures du cerveau des femmes est hallucinant. Au milieu du XIXè siècle, des scientifiques démontrent que le cerveau féminin est moins volumineux et moins lourd, preuve pour eux que la femme est inférieure car moins intelligente. Il faut attendre la fin du siècle pour que M. Manouvrier montre que la différence de cerveau est liée à la différence de taille des individus ! Et il sera mis au banc de ses pairs à l’Académie de médecine !

La perception des différences essentielles

Tout porte à croire aussi que la notion de la perception du sang est au cœur de la séparation des tâches dans le groupe et la répartition des tâches : la femelle donne vie et perd du sang, le mâle prend la vie et verse le sang. D’où un partage dans la chasse avec les armes contendantes pour les mâles et les massues pour les femelles.

On voit là le problème de l’interprétation qu’évoquait déjà Pascal Picq. Les scientifiques qui ont étudié la préhistoire étaient des hommes jusque dans les années 1970. Peu de femmes portaient leur voix sur ces recherches. Et certaines paléontologues étaient inversement trop féministes ou « gyné-morphiques » versus l’androcentrisme trop pratiqué par les collègues et qui amènent aux théories d’un matriarcat originel ?!!! On se souvient de ces squelettes nommés « guerriers » parce qu’entourés d’armes et que les analyses ADN ont renommés « guerrières ». On peut rappeler aussi le classement de « femmes robustes » dans la case des hommes à la seule analyse du squelette. Selon les dernières recherches, « peu de tâches sont basées sur la force physique, en réalité, presque toutes les tâches de la préhistoire requièrent des compétences possédées de façon équivalente par les sexes ». Marylène Patou Mathis rappelle que Darwin l’avait déjà noté : « chez tous les peuples barbares, les femmes sont forcées de travailler au moins aussi laborieusement que les hommes ». Comment ne pas réaliser les déplacements lors des migrations saisonnières, les distances parcourues pour la cueillette, le ramassage du bois, la recherche de l’eau. « La chasse induit l’existence au sein des communautés de relations d’entraide (partage, coopération, solidarité), mais aussi de complémentarité entre individus ».

Du lien avec les migrations pour la propagation de l’androcène

L’histoire des migrations et de la colonisation peut faire penser à cela aussi : de nombreuses sociétés indiennes étaient matrilocales et les tâches étaient bien réparties mais la violence n’avait pas lieu dans le groupe. Les sociétés patriarcales sont arrivées et ont exterminées ces sociétés plus pacifiques. On retrouve ce phénomène sur d’autres continents. Et cela rappelle ce que précisait Pascal Picq avec le rappel du calendrier des migrations en Europe, liées aux glaciations.

En lisant ces scientifiques avertis, nous pouvons tabler que d’autres paléontologues étudient bientôt les civilisations d’autres continents que l’Europe, qu’ils reviennent en Afrique, berceau de l’humanité, qu’ils s’inspirent des cultures du Nord où les femmes étaient des guerrières aussi, des cultures amérindiennes où les tribus étaient matriarcales, des peuples asiatiques avec les Amazones. Il faut repenser l’Histoire en laissant le féminin prend la place qu’il avait et non celle qu’on souhaite lui donner aujourd’hui, tout empêtrés que nous sommes dans nos aprioris et notre culture !

Mais il est crucial de se reposer cette question : si la coercition envers les femmes est plus liée à une éducation et une emprise sociétale plus qu’à un déterminisme naturel, « le patriarcat est un système social qui opprime les femmes […et] aliène aussi les hommes en faisant peser sur eux « l’obligation de la force, le combat, la puissance ». » Il faut sortir de nos préjugés et imaginer un équilibre vertueux pour nos enfants.


** : le Paléolithique (l’âge de la pierre taillée) s’étend jusqu’à -9600 ans (Mésolithique, période de transition) et le Néolithique (l’âge de la pierre polie) démarre en -6000 ans et se termine vers -2200 ans à l’âge de bronze.

sur l’écologie : opposition de paradigmes sur la gestion des forêts en Asie

Pour comprendre l’opposition en Asie sur la gestion des forêts, un très bel article de Terrestres dont cet extrait est très éclairant :

« Le paradigme de l’amélioration de la vie émerge de la forêt et des communautés forestières, celui de la destruction de la vie émerge du marché. Le paradigme de l’amélioration de la vie crée un système forestier durable et renouvelable, qui soutient et renouvelle les systèmes alimentaires et hydriques. Le maintien des conditions de renouvellement est le principal objectif de gestion du premier paradigme. La maximisation des profits par l’extraction commerciale est le principal objectif de gestion du second. Puisque la maximisation des profits est consécutive à la destruction des conditions de renouvellement, les deux paradigmes sont cognitivement et écologiquement incompatibles. »

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une pépite française bien ambitieuse

UBISOFT : une pépite française dont l’origine est bretonne… est bien ambitieuse !

Un article de septembre 2022 de Siècle Digital reprend les propos de son fondateur, l’un des frères Guillemot qui  ont créé « Guillemot Corporation » dans le Morbihan, autre société exportatrice dans le multimedia.

Sur leur site web, on retrouve la saga familiale : « Bien qu’Ubisoft compte aujourd’hui 21 000 employés dans ses bureaux et studios à travers le monde, tout a commencé avec une famille : Yves Guillemot et ses quatre frères qui travaillaient dans l’agriculture en Bretagne »

Et puis le 11 janvier 2023, c’est la douche froide : l’éditeur a annoncé dans un communiqué qu’il baissait nettement ses perspectives pour l’exercice 2022-2023. Les ventes des 2 jeux phares lancés fin d’année sont « bien inférieures aux attentes ». Au lendemain de cette révélation, la valeur des actions de l’entreprise a chuté de 16,42 %. Le chiffre d’affaires perd 6 millions d’euros en 1 trimestre.

Yves Guillemot reste confiant, mais les investisseurs semblent moins l’être.

 

L’investissement des marques dans le metavers

Metavers, on en reparle avec cet article de E-MARKETING qui donne les tendances dans les investissements des entreprises sur ce nouveau modèle :

Les trois projets dans lesquels les marques investissent le plus sont : la crypto (18%), les NFTs (15%) et le travail à distance (14%).

à philosopher !

METAVERS : premier metastore aux Etats-Unis

Pour revenir sur le METAVERS, voici une info sur l’ouverture aux US du premier META STORE… pour rendre accessible le virtuel !!!

à découvrir sur l’article de Siècle Digital !

                  

 

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croissance du cloud

Selon une étude de GARTNER, le marché du cloud computing poursuit son expansion, pour passer de 1 300 milliards de dollars à 1 800 milliards dans 3 ans.

La crise sanitaire et les pratiques commerciales bougent les usages en la matière… virtuelle !

A retrouver sur Siècle Digital !

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