Comment se faire entendre ?
Comment se faire entendre ? Un sujet épidermique ces temps-ci !
Le 24 octobre 1975, en Islande, 90% des femmes étaient dans la rue, à manifester, sans violence, pour mettre en lumière l’importance économique et domestique du travail des femmes. Ce jour-là, les Islandais (qui géraient les enfants chez eux ou au bureau) l’ont appelé le « vendredi le plus long ». Ce « Women’s Day Off islandais est considéré comme un tournant majeur pour les droits des femmes en Islande, un pays qui est aujourd’hui souvent cité en exemple pour l’égalité des genres.
Ce jour-là, Adalheidur Bjarnfredsdottir (qui représentait l’organisation Sókn, le syndicat des travailleuses non qualifiées, qui étaient les moins bien payées dans le pays) a pris la parole. Elle n’était pas oratrice, ne s’était jamais exprimée en public. Mais son discours a marqué les esprits à Reykjavik. Adalheidur Bjarnfredsdottir est devenue par la suite membre du parlement islandais.
Elle a commencé par cette question : « Les hommes gouvernent le monde depuis la nuit des temps, et à quoi ressemble-t-il ce monde ? » Elle a parlé « de sang, d’exploitation, de la contamination, de la ruine. »
Que dirions-nous aujourd’hui ?
En s’inspirant de l’initiative islandaise, en France, le mouvement international et apartisan World with women a encouragé les femmes à s’arrêter toute la journée du 13 octobre, sans travailler, sans consommer non plus. Créé au printemps en France, le collectif a pu mobiliser près de 5000 personnes à Paris et autant sur toute la France. « J’ose, je peux, je fais » était le mot d’ordre (celui de 1975 était « j’ose, je peux, je ferai »).

Ce n’est qu’un début, selon les organisatrices. Car, comme le précise un personnage du roman de Laetitia Colombani (Un jour sans femme, éditions de l’Iconoclaste) : « Faire la grève, ce n’est pas ne rien faire, c’est le contraire de cela. Faire la grève, cela signifie résister, protester, afficher son opinion. Faire entendre sa voix. Dans chaque quartier, chaque bourg, chaque village, les femmes disposent d’un pouvoir, […] : celui de marcher pour dire non.
En 1975, les Islandaises ont montré la voie : manifester, sans violence, pour faire entendre sa voix. Marcher, chanter. Résister.



Lors des Rendez-vous de l’Histoire de Blois début octobre, un événement incontournable pour qui veut voir l’actualité sous un axe historique, avec le thème 2026 sur les marchands, j’ai pu profiter d’échanges pertinents entre spécialistes pour comprendre des sujets aussi variés que les Vikings, la préhistoire du genre, les Gaulois, la confiance dans les marchands au 16è siècle ou sous l’ancien régime, ou une vision des « marchands de doute et de promesse ».
cientifique n’est pas optimiste. Il constate :


La presse s’en est fait l’écho, comme 



Je vous propose ici une synthèse des éléments engageants que j’ai pu retenir de la journée. Cette synthèse sera en 2 temps : épisode n° 1 sur le contexte et les enjeux, épisode n° 2 sur les freins et les actions possibles.





Ce qu’en dit la gérante : « Nous avons fait 2 boucles Dinamic+ avec Béatrice. Le premier rebond a permis une prise de hauteur pour savoir « qui on est » avec la nouvelle organisation stratégique de notre TPE. Après ce deuxième rebond en 2024, nous sommes plus éclairées et plus ancrées. Je suis heureuse d’avoir fait appel à la CCI en 2022. Béatrice a vraiment réussi à nous driver, à nous guider. C’était exactement ce dont nous avions besoin et au bon moment. Grâce à ça, on a acquis justesse, légitimité. Le droit de faire le job en sorte ! On a osé. Merci ! »