Tribune libre sur la démocratie

Dans la série « tribune libre », voici quelques réflexions autour de « Platon à la plage » aux éditions Dunod, écrit par Hélène Soumet.

De la démocratie…

Platon, grand défenseur de la démocratie est devenu à la fin de sa vie plus mitigé et revient sur les valeurs de cette organisation face à la versatilité du peuple (paysage qu’il brosse dans sa comédie « les grenouilles »). Une idée qui pointe sur l’actualité et au comportement de certains citoyens qui ont sans doute oublié le sens du civisme !

Platon est même très dur quand il exprime le fait que « c’est une folie que de confier le sort de la cité aux citoyens ignorants. La démocratie est dangereuse pour la cité parce que c’est le règne de l’incompétence. Comme si le peuple savait…

Le pire des maux pour la cité serait, pour Platon, que le pouvoir soit donné à ceux qui le convoitent, motivés par le désir de puissance et peu soucieux du bien commun.

La vision de la place de la femme dans l’histoire

Petit retour en arrière… ou « les aprioris ont la vie dure »…

Dans le numéro spécial Historia sur les femmes qui ont fait bouger la France, je lis dans l’article sur Blanche de Castille (1188-1252), mère de Saint-Louis, a eu cinq enfants, tous rois ou reines. Je lis aussi :

« La reine, bien entendu, n’a rien d’une personnalité effacée »,

puis « Sans autre titre que reine de France, Blanche continue de gouverner aux côtés de son fils. C’est à elle, tout naturellement, qu’il [Louis IX, « Saint-Louis »] confie le royaume  à son départ en croisade en 1248. » Puis plus loin : « De fait, les chroniques montrent toutes que Blanche est impliquée dans l’ensemble des grandes affaires ».

Mais bien sûr ! Pourquoi préciser qu’elle serait exceptionnelle ! Sans nul doute ! Elle a pris son rôle au sérieux, comme tout dirigeant ! Au XIIIè siècle, dans l’Histoire de France, même si c’est toujours l’aîné qui reprend le trône, cet aîné peut être une aînée. Et il y a de nombreuses histoires de couples royaux !!

Nous regardons souvent l’Histoire avec nos yeux bordés d’œillères pour ne voir que notre pré-carré ! Bien sûr que les filles ou épouses de rois régnaient ! Ce n’est qu’avec la loi salique du début du XIVè siècle que la succession uniquement masculine a été gravée dans le marbre et jusqu’à la fin de la monarchie.

Petit focus : Philippe comte de Poitiers, second fils du roi Philippe IV « le Bel », ressort un texte de loi (Vè siècle sous Clovis 1er) à la mort de son frère, Louis X en 1316 (devenu roi 2 ans plus tôt), pour « voler » le trône à sa nièce alors âgée de 5 ans. Malgré la bataille menée par la grand-mère de l’enfant, la loi salique est promulguée, Philippe V « le Long » devient roi avec l’aval de la noblesse.

Par la même, il écarte du trône le roi d’Angleterre, Édouard III qui est descendant de Philippe IV par sa mère. Cette décision est un des motifs qui conduisit à la guerre de 100 ans.

Par contre, un comble : Philippe V meurt en 1322, sans héritier mâle pour lui succéder. C’est donc son frère, Charles (futur Charles IV) qui va bénéficier du précédent créé par Philippe en 1316 et qui lui succède sur le trône.

Donc, on peut bien imaginer qu’avant cette forfaiture politique, les femmes avaient accès aux postes les plus élevés de la gestion du pays quand elles étaient de la famille royale ! Blanche de Castille a donc fait son « job » quand c’était nécessaire, comme toutes les femmes à l’époque, qui avaient un métier sans être seulement la fille ou la femme de, qui partaient en croisade sans être la fille ou la femme de !

Essayons de voir la réalité sans œillères, sans à-priori. Et ne pas juger des différences de perception ! Non le Moyen-âge n’est pas barbare, non la Renaissance n’a pas fait sortir la France de sa fange ! Nous avons encore bien des choses à découvrir pour illuminer cette période !

Une vision sur la parité en politique

Étonnante remontée dans le temps avec la lecture de la vision de Simone Veil sur la parité en politique… intéressant 15 ans après ces propos de voir que la situation n’a pas beaucoup changé ! À relire sa biographie (« une vie » – éditions Stock – 2007), on a l’impression que cela n’a pas beaucoup changé :

Voici quelques lignes reprises :

p 300-302 sur la parité : « je suis favorable à toutes les mesures de discrimination positive susceptibles de réduire les inégalités de chances, les inégalités sociales, les inégalités de rémunération, les inégalités de promotion dont souffrent encore les femmes. … Il est inutile de proclamer la discrimination positive à son de trompe. Il est préférable de la pratiquer. … en dépit de l’aménagement constitutionnel intervenu à l’époque, les formations politiques persistent à méconnaître la règle, chaque fois qu’elles le peuvent, préférant payer les pénalités prévues.

nouvelle série « prise de hauteur après une lecture »

Dans la série « prise de hauteur après une lecture », voici quelques réflexions autour de « Platon à la plage » aux éditions Dunod, écrit par Hélène Soumet.

Sur la place de la femme dans le monde, un peu d’histoire

On oublie vite que la situation des femmes en Égypte, au 5è siècle avant JC, était toute autre que celle des femmes actuelles dans cette région du monde. Les contemporains de Platon l’exprimait déjà, en comparaison avec la place de la femme dans la société grecque très patriarcale en Antiquité, comme Hérodote, qui écrit dans « Historia » au livre II au sujet des Égyptiens : « les femmes vont sur la place, et s’occupent du commerce, tandis que les hommes, renfermés dans leurs maisons, travaillent à de la toile. »

Le témoignage de Simone Veil sur sa vision de l’international : toujours d’actualité ?

Un témoignage précis et une étonnante remontée dans le temps avec la lecture de la vision de Simone Veil sur les relations internationales de la France dans les années 2000. A relire sa biographie (« une vie » – éditions Stock – 2007), on a l’impression que cela n’a pas beaucoup changé. Voici quelques lignes reprises :

  • sur droits de l’homme (p.225-226) « Et puis, autre chose me gêne dans ces droits de l’homme prétendument universels, c’est que, précisément, ils ne le sont pas. Il y a toujours deux poids et deux mesures. Quand il s’agit de négocier des accords commerciaux avec la Chine, le silence est d’or. Quand on cherche à séduire Poutine, on lui décerne volontiers des brevets de civisme, passant sous silence ses manquements aux sacro-saints droits de l’homme. Au fond, ce sont toujours aux faibles que l’on fait la morale, tandis qu’on finit par blanchir les puissants. Ainsi adopte-ton aujourd’hui envers les pays islamistes un modus vivendi qui remise en arrière-plan les fameux droits de l’homme. »
  • sur la sortie du Chili du régime dictatorial (p.227) : « Peut-être pourrait-on s’inspirer d’un tel exemple (l’Afrique du Sud et Nelson Mandela qui a réussi à sortir d’une interminable tragédie ou encore de celui de la réconciliation des Espagnols après la mort de Franco. » et plus loin :

« Un peuple qu’on n’encourage pas à retrouver son unité, et un jour son harmonie, se condamne à un destin dramatique, et il ne peut revenir à la justice internationale de régler de tels problèmes. »

  • Sur l’Europe (p237) : « Mais tout en travaillant sur le plan des principes, ils (les représentants allemands dans la Communauté européenne) œuvraient pour les intérêts économiques allemands, façon habile et moderne de faire vivre la politique. Malheureusement, les Français n’ont jamais compris l’utilité de ce genre d’action, incapables de voir qu’il ne sert à rien de déplorer la perte d’influence de son pays si l’on reste chez soi, les bras croisés. »

Des propos à méditer !

La saga des marques : retour sur la famille Bel

Le « musée » de la Vache qui Rit met en lumière la saga de la famille Bel pour les100 ans de la marque !

Une belle rétrospective de la capacité à innover, à sentir les tendances et les évolutions de la société. Que de rebondissements pour cette famille jurassienne qui a su rebondir justement, car leur vie n’a pas été un long fleuve-de-lait tranquille !

La Vache qui Rit, c’est aussi l’histoire d’une marque, l’énergie toute avant-gardiste de « marketer », de jouer la carte de la « réclame » dans les années 20 déjà ! Une belle leçon d’intelligence économique qui ne peut qu’inspirer !

      

Dinamic + et Bouygues Construction : un programme pour les PME innovantes dans le bâtiment

Bouygues Construction annonce le déploiement de son programme « Innovation PME » en partenariat avec l’accélérateur DINAMIC+ et la CCI Pays de la Loire. Cette démarche d’innovation collaborative clients-fournisseurs sur le territoire français est menée depuis 2018 par Bouygues Construction pour répondre aux enjeux de l’innovation en territoire des PME-PMI du BTP.

Belle initiative pour un programme Dinamic « design et marketing de l’offre » où toute l’équipe de la CCI et des consultants est motivée, et j’en fait partie !!!

voir le communiqué de presse CPBYCNDINAMIC08-07-2021 !

story telling

De l’intérêt de réfléchir dans le choix des actions « durables » pour la valorisation de son engagement sociétal

Il faut retrouver du sens dans ses actions de responsabilité sociétale pour éviter de tomber dans des projets « greenwashés »… comme pour cette tendance à planter des arbres pour valoriser le clients…

L’article d’Influencia est très bien fait pour réfléchir sur cette prise de hauteur… la com’ n’est pas l’info, il faut se poser les bonnes questions avant de valoriser son engagement sociétal ou environnemental !

CONCORDANCE CONSEIL forest expertise

quelques chiffres sur l’entreprenariat au féminin

Le palmarès Women Equity de janvier 2021 montre quelques éléments toujours étonnants de la situation de l’entreprenariat au féminin :

  • Les lauréates caracolent à six fois le taux de croissance moyenne des entreprises françaises « ,
  • Les femmes ont moins accès aux réseaux d’affaires et restent bien moins financées par le capital investissement
  • Les lauréates sont sur-représentées dans les secteurs des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) et de la santé, plus légèrement sur-représentées dans les services et l’industrie.

CONCORDANCE CONSEIL vol formation

Quelques lignes sur la nouvelle responsable de l’OMC

L’organisation mondiale du commerce… après Trump et face aux enjeux liés à la pandémie et aux pays sous-développés qui sont laissés parfois sous domination… tellement plus facile de négocier les ressources minières une fois que les négociations ont été conclues sur l’implantation des réseaux ou des échanges commerciaux !

Focus sur le « job » qui attend la nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, première femme et première Africaine portée à la tête de cette organisation multilatérale.

L’article de Jeune Afrique en parle très bien !