La vision de la place de la femme dans l’histoire

Petit retour en arrière… ou « les aprioris ont la vie dure »…

Dans le numéro spécial Historia sur les femmes qui ont fait bouger la France, je lis dans l’article sur Blanche de Castille (1188-1252), mère de Saint-Louis, a eu cinq enfants, tous rois ou reines. Je lis aussi :

« La reine, bien entendu, n’a rien d’une personnalité effacée »,

puis « Sans autre titre que reine de France, Blanche continue de gouverner aux côtés de son fils. C’est à elle, tout naturellement, qu’il [Louis IX, « Saint-Louis »] confie le royaume  à son départ en croisade en 1248. » Puis plus loin : « De fait, les chroniques montrent toutes que Blanche est impliquée dans l’ensemble des grandes affaires ».

Mais bien sûr ! Pourquoi préciser qu’elle serait exceptionnelle ! Sans nul doute ! Elle a pris son rôle au sérieux, comme tout dirigeant ! Au XIIIè siècle, dans l’Histoire de France, même si c’est toujours l’aîné qui reprend le trône, cet aîné peut être une aînée. Et il y a de nombreuses histoires de couples royaux !!

Nous regardons souvent l’Histoire avec nos yeux bordés d’œillères pour ne voir que notre pré-carré ! Bien sûr que les filles ou épouses de rois régnaient ! Ce n’est qu’avec la loi salique du début du XIVè siècle que la succession uniquement masculine a été gravée dans le marbre et jusqu’à la fin de la monarchie.

Petit focus : Philippe comte de Poitiers, second fils du roi Philippe IV « le Bel », ressort un texte de loi (Vè siècle sous Clovis 1er) à la mort de son frère, Louis X en 1316 (devenu roi 2 ans plus tôt), pour « voler » le trône à sa nièce alors âgée de 5 ans. Malgré la bataille menée par la grand-mère de l’enfant, la loi salique est promulguée, Philippe V « le Long » devient roi avec l’aval de la noblesse.

Par la même, il écarte du trône le roi d’Angleterre, Édouard III qui est descendant de Philippe IV par sa mère. Cette décision est un des motifs qui conduisit à la guerre de 100 ans.

Par contre, un comble : Philippe V meurt en 1322, sans héritier mâle pour lui succéder. C’est donc son frère, Charles (futur Charles IV) qui va bénéficier du précédent créé par Philippe en 1316 et qui lui succède sur le trône.

Donc, on peut bien imaginer qu’avant cette forfaiture politique, les femmes avaient accès aux postes les plus élevés de la gestion du pays quand elles étaient de la famille royale ! Blanche de Castille a donc fait son « job » quand c’était nécessaire, comme toutes les femmes à l’époque, qui avaient un métier sans être seulement la fille ou la femme de, qui partaient en croisade sans être la fille ou la femme de !

Essayons de voir la réalité sans œillères, sans à-priori. Et ne pas juger des différences de perception ! Non le Moyen-âge n’est pas barbare, non la Renaissance n’a pas fait sortir la France de sa fange ! Nous avons encore bien des choses à découvrir pour illuminer cette période !

série « prise de hauteur après une lecture » : les médias

Dans la série « prise de hauteur après une lecture », voici quelques réflexions autour de « Platon à la plage » aux éditions Dunod, écrit par Hélène Soumet.

L’allégorie de la caverne pour parler des médias !

Les prisonniers dans la caverne « réalise douloureusement que ce qu’il voyait n’était que les ombres des objets réels. Première désillusion.[ …]Cette réalité fabriquée n’est pas la réalité : deuxième désillusion. […] Ces deux étapes montrent le triste sort de l’homme sans éducation, aveugle croyant voir le réel dans ces ombres furtives et inconsistantes comme dans ces objets fabriqués brandis par les manipulateurs. »

Pour aller vers la vérité, il faut sortir de la caverne, « monter progressivement vers l’intelligible, voir la lumière du soleil sans voir le soleil lui-même. » (le soleil étant ici le bien, la valeur suprême). Et ce qui va différencier le philosophe des autres instruits est que ce premier va éviter de mépriser les prisonniers de la caverne tout en les accompagnant pour qu’ils aient accès au soleil eux aussi.

Quelques réflexions sur la VA du story-telling

Donner les clés aux marques d’aller « au-delà du storytelling », telle est l’ambition d’Olivier Sère, vice-président de l’agence Havas Paris. L’auteur de Ces entreprises qui vous racontent des histoires (Dunod, 2021) livre ses réflexions sur la construction d’un récit de marque « inspirant et efficace » dans un article d’e-marketing à découvrir.

Transparence, sincérité et expression de la raison d’être comme essentielle mais compliquée… à philosopher

La saga des marques : retour sur la famille Bel

Le « musée » de la Vache qui Rit met en lumière la saga de la famille Bel pour les100 ans de la marque !

Une belle rétrospective de la capacité à innover, à sentir les tendances et les évolutions de la société. Que de rebondissements pour cette famille jurassienne qui a su rebondir justement, car leur vie n’a pas été un long fleuve-de-lait tranquille !

La Vache qui Rit, c’est aussi l’histoire d’une marque, l’énergie toute avant-gardiste de « marketer », de jouer la carte de la « réclame » dans les années 20 déjà ! Une belle leçon d’intelligence économique qui ne peut qu’inspirer !

      

Témoignage d’un alternant

Quand un étudiant BAC+5 informatique en alternance, déjà bien « capé » en termes de pratique de la communication (comme le tryptique écoute active, questionnement et reformulation), vous envoie un message sur l’outil en ligne et vous dit : « À bientôt. Merci pour les cours, j’ai beaucoup appris et les résultats sont au rendez-vous. Et encore merci pour votre aide concernant le support de ma soutenance, mon oral s’est très bien passé. J’ai eu une super note ! Vos conseils ont été bénéfiques. », cela fait plaisir !

Les techniciens sont souvent éloignés de la communication, comme levier de valorisation d’un projet ou d’une équipe. C’est par contre très motivant de leur faire parcourir le chemin vers une communication pertinente et « valeureuse » !

la pertinence du story-telling (dernier article)

Pour clore ce parallèle entre le story-telling en entreprise (avec Tibco et ses wikis) et l’écriture de roman, sur la base de l’article de Wearecom , voici les 2 derniers principes avec le « fait quoi ? » et le « pourquoi ? » !

  • Le « fait quoi ? »: « l’action qui permet le rythme et l’accès à la réalité dans l’histoire » ; le lecteur est renvoyé à sa « propre responsabilité dans la vie quotidienne et [cela] renforce le sentiment d’identification décrit avant ».
  • On retrouve cela dans les Wikis de Tibco où les enjeux des interventions sur le terrain, les objectifs et responsabilités de chacun sont décrits, les missions de chacun transparentes pour une meilleure compréhension de la réalité de l’entreprise sur un sujet parfois virtuel et toujours un peu de piquant, des « aspérités », pour faire vrai !
  • Dans un roman historique, l’intrigue est au cœur de l’histoire pour que les personnages principaux se révèlent des héros ! Il y a forcément un danger, une montée en puissance dans ce que l’héroïne ou le héros va devoir mettre en œuvre et aller chercher dans ses compétences et ses faiblesses pour combattre ou gérer à minima la situation et se surpasser dans une tension extrême dans sa vie.

  • Le « pourquoi ? »: « l’essence de l’histoire,[…] le garant du sens. [Cela doit] renvoyer à un ou des sujets universels. […] Attention, pour le comprendre le spectateur ne doit pas forcément l’avoir vécu. »
  • On retrouve cela dans les Wikis de Tibco : les sujets des situations de relation client, de dépannage sur le terrain, de gestion de projet, sont des thèmes vécus par tous dans le secteur de l’informatique, les problématiques managériales, techniques sur le terrain, les situations de bug informatique ou télécoms parlent à tous. Et c’est l’approche vulgarisante que permet encore plus le story-telling qui permet que tout lecteur, même non technicien, va pouvoir s’approprier l’histoire racontée sur les équipes qui font la prestation de services de Tibco. D’autant que toutes les situations sont abordées, quel que soit le secteur d’activité ou la taille de l’entreprise cliente. Ce panel apporte là encore un large spectre de situations qui permet de toucher le plus grand nombre et de faciliter l’immersion. Et sans aller jusqu’à l’imaginaire, c’est la simplicité de l’histoire qui apporte l’essentiel : « un problème ? une solution ! »
  • Dans un roman historique, le héros ou l’héroïne a une mission ou la découvre au fil de l’intrigue. Il plonge consciemment ou non au fond de lui-même, exprime ses valeurs profondes, aborde son histoire passée ou ses racines sous un autre angle, qui lui permet de dépasser la situation et de gérer la crise dans laquelle il plonge. Le roman permet d’héroïser le personnage et de jouer avec les contrastes pour bien mettre en lumière ses qualités et ses défauts. Il y a transformation du personnage (et du regard du lecteur) pour arriver à la chute où le héros ou l’héroïne dépasse la situation de crise à la fin !

Quand l’histoire est bien écrite, le contexte bien décrit, les personnages bien campés, l’intrigue bien amenée, le lecteur (ou le spectateur) a envie de suivre « ses héros et héroïnes » dans la suite des aventures, comme « une sorte d’addiction. » « L’identification, la projection, l’universalité, la généralisation, le principe de réalité vont maintenir l’attention et l’implication de votre cible. »

Si on ajoute à cela la souplesse du conteur d’histoire qui va écouter ses lecteurs pour s’adapter et permettre une plus grande proximité et une meilleure adhésion à la story, on peut arriver à ce projet d’adaptation BD pour le wiki de Tibco effectué avec Sébastien Vassant, le partenaire BD depuis le 3è opus de la série des wikis… avant d’évoluer encore en mettant en place un « wiki concept », version BD  puis version motion design avec Etienne Bauquin (et voix off Bertrand Decron AUDIOTACTIQUE),  posté par Tibco sur LinkedIn.

Ainsi la boucle est bouclée : identification, projection, sujets universels et le lecteur attend la suite !

Ce que disent les lecteurs le montre, l’identification maintient l’intérêt de la cible :

« Très sympa, la vraie vie. »

« Mon fils a repéré qui j’étais dans le wiki et il a enfin compris mon métier et mes missions au quotidien ! »

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De l’intérêt de réfléchir dans le choix des actions « durables » pour la valorisation de son engagement sociétal

Il faut retrouver du sens dans ses actions de responsabilité sociétale pour éviter de tomber dans des projets « greenwashés »… comme pour cette tendance à planter des arbres pour valoriser le clients…

L’article d’Influencia est très bien fait pour réfléchir sur cette prise de hauteur… la com’ n’est pas l’info, il faut se poser les bonnes questions avant de valoriser son engagement sociétal ou environnemental !

CONCORDANCE CONSEIL forest expertise

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La pertinence du story-telling (2/3)

Pour poursuivre la réflexion autour du story-telling, en rebondissant sur l’article de Wearecom, et en faisant un parallèle entre l’écriture de romans historiques et le story-telling d’entreprise, voici les 2 premières phases : le « contexte » et le « qui ? » :

 

  • Le contexte : « des repères universels pour permettre la projection avec un mécanisme rassurant et une idée originale » ; le contexte bien amené permet de s’immerger dans l’histoire.
  • On retrouve cela dans les Wiki de Tibco où ce sont les situations du terrain, de la vraie vie de l’informatique et des télécoms qui sont mises en scène.
  • Dans un roman historique, le contexte est précis, les personnages ont un parler vrai « de l’époque », la crédibilité est recherchée pour éviter les anachronismes, les descriptions permettent de s’immerger dans la période décrite sans être non plus dans un musée.

  • Le « qui ? »: « l’identification et le principe d’empathie » vis-à-vis du/des personnage/s ou du/des héros/héroïnes pour ancrer le lien et « c’est puissant parce que cela fait appel à notre vécu émotionnel ».
  • On retrouve cela dans les Wikis de Tibco avec la panoplie des situations compliquées et le quotidien sur le terrain que les héros et héroïnes doivent assumer ; la nouvelle professionnelle permet de mettre en scène les « héros du quotidien » avec la gestion des projets au siège ou en agence, les gestes techniques sur le terrain, la relation client, les échanges entre collègue, les déplacements, l’administratif, l’ambiance de travail en interne et chez le client, etc.
  • Dans un roman historique, le travail de la psychologie des héros et héroïnes amène le cadre nécessaire pour l’identification avec la description du caractère, des valeurs, des défauts, des questionnements surtout des personnages selon les intrigues et autres conflits que les héros et héroïnes vont devoir gérer.

 

et quelques citations de lecteurs des wiki Tibco :

« Je l’ai passé à mon père qui est client et qui ne visualisait pas bien quand je lui expliquais… il a compris en lisant comment ça se passait. C’est très bien écrit. »

« J’ai adoré, on peut picorer un passage, continuer et reprendre et on comprend tout. »

 

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La pertinence du story-telling (en 3 articles)

Wearecom pose les 4 principes fondamentaux du story-telling dans son article Je vais en profiter pour mettre en parallèle l’écriture de stories professionnelles (avec l’exemple de Tibco et ses wikis) et l’écriture de romans historiques et pointer ces éléments en effet essentiels pour bien construire le projet d’écriture.

Mais d’abord pourquoi le story-telling en communication professionnelle ? Raconter une histoire permet de rendre visible, audible, compréhensible l’entreprise et son équipe. Même si le lecteur n’est pas à 100% dans la cible décrite, il peut se projeter et s’imaginer dans la scène racontée. L’émotion ensuite, pilier de la communication pour transmettre, ancrer et créer du lien. Dans un roman, le lecteur s’approprie le texte, les personnages et l’histoire pour la faire sienne. Dans un contenu professionnel, le lecteur (ou l’auditeur si on parle de vidéo) va être « embarqué » dans l’histoire et donc être engagé (pour se transformer en client) !

Quatre phases dans l’écriture sont les principes fondamentaux : le contexte, le « qui ? », le « fait quoi ? » et le « pourquoi ? », phases déclinées dans 2 autres articles à suivre.

wiki tibco

 

 

crise et com’ en distanciel

L’article de Stratégies est éclairant !

En effet, la com’ en distanciel dans le cas du covid ne s’improvise pas ! Et les dirigeants qui n’ont pas formalisé le cadre de leur com’ interne ont souvent du mal à rebondir sur le pilotage des équipes à distance…

C’est comme pour la com’ de crise : si l’entreprise n’a jamais vraiment communiqué sur son offre, ses équipes, ses valeurs, son actu… ce n’est pas quand ça va mal qu’il faut être visible. Car la confiance n’a pas été créée, l’adhésion au projet ne tient pas…

La com’ c’est de la relation humaine, des liens tissés au fil du temps et des messages pertinents transmis régulièrement… tout le contraire de l’impro !

à méditer !