Le beau métier de la boulangerie et de son minotier – version étude de cas

La boulangerie, c’est un beau métier. Faire du pain, qu’il soit classique avec les baguettes ou que la recette soit plus élaborée avec les pains spéciaux ou les brioches, on retrouve toujours le savoir-faire et l’envie de proposer le meilleur produit aux clients de la boutique.

De manière très traditionnelle (sans jeu de mot !), le boulanger est au fournil quand la boulangère est en magasin. C’est un métier de couple, un travail de binôme.

Et il en faut de la rigueur et de la passion pour tenir ainsi une boulangerie.

A travers une tournée en Loire-Atlantique avec un des commerciaux d’un minotier mayennais, j’ai pu découvrir (encore mieux !) le quotidien de la boulangerie-pâtisserie.

Les témoignages se recoupent :

  • Le boulanger attend beaucoup de son minotier: la régularité du produit (la farine n’est pas tout à fait la même d’une récolte à l’autre), le rapport qualité/prix, le conseil sur les recettes, et bien entendu l’accompagnement sur la gestion de l’entreprise, le retour d’expériences des autres boulangeries suivies par le minotier, et la communication (PLV, lancement d’un produit, animation, etc.)
  • Le savoir-faire de l’artisan tourne autour des produits « maison », d’une large gamme qui va souvent jusqu’à la sandwicherie/traiteur, la nécessité de jouer sur le bouche-à-oreille car c’est souvent le client satisfait qui amène d’autres clients !
  • « On fait gouter le client, il achète et après il revient. »

  • La gestion d’une équipe avec des apprentis, des vendeuses, avec des horaires différents, des motivations différentes aussi, ce n’est pas une mince affaire.
  • Le boulanger a plusieurs « casquettes » : savoir-faire de l’artisan, savoir-vendre en boutique, savoir-gérer l’équipe en production ou en vente et bien sûr savoir-compter ! Tous n’y arrivent pas facilement.
    • Savoir faire : Être boulanger, c’est être à l’écoute des matières premières avec lesquelles on travaille. La météo fait évoluer la farine, selon l’hygrométrie, le stockage des sacs (en intérieur ou à l’extérieur), la durée de stockage (une farine se modifie pendant le stockage et ne va pas réagir de la même manière une fois livrée que trois semaines après la livraison !).
    • Savoir vendre : un boulanger rencontré avait mis en place une caméra dans l’atelier, reliée à la boutique. Ainsi, il gérait à distance le présentoir de pains ; il pouvait aussi savoir ce qui partait et la tendance de la journée, l’heure d’arrivée des premiers clients sandwicherie, etc.
    • Savoir gérer : Un métier où les heures ne sont pas comptées :
    • « Je démarre à 22h-24h parce que sinon, je ne peux pas tout préparer. Entre 7h et 8h je m’occupe de la maison et puis je reprends la préparation du salé pendant 3 heures. Avec les employés, on est bien organisé à la production. »

    • Savoir compter : C’est un métier où la gestion financière est la clef, où les relations avec la banque se doivent d’être claires et fluides, où le minotier accompagne pour les conseils avisés autour de la fixation des prix publics ou de l’organisation à l’atelier.
  • « On ne travaille pas pour la gloire, c’est qu’on en a envie. Ne pas avoir de salaire [les 2 premières années] ce n’est pas un problème. »

Les nuances sont là aussi en fonction de l’expérience du boulanger bien sûr :

  • Un jeune boulanger va bénéficier largement de la « bonne » communication de la ville où il s’installe et parfois la commune est un acteur majeur dans la promotion des jeunes professionnels qui s’y installent.
  • Pour positiver en cette période de crise énergétique, où les factures s’envolent et peuvent prendre 1500%, il est intéressant de « voir d’où l’on vient », déjà sur l’année écoulée et aussi sur le démarrage de la boutique ou celui de la carrière ! Les leçons sont constructives et permettent de rester positif !
  • Un nouvel installé aura plus besoin de l’écoute attentive de son minotier, pour simplement entendre ses difficultés, qu’elles soient d’ordre conjoncturel (l’énergie en ce début d’année) ou structurel (un problème avec un employé, le remboursement d’un prêt d’investissement pour un nouveau four par exemple) et ce, sans jugement, pour l’aider à y voir plus clair et simplement l’écouter.
  • Un boulanger qui a de l’expérience aura plutôt tendance à s’organiser en solitaire sur la communication, la PLV ou l’organisation d’animations ou le choix d’un jeu-concours pour un événement de saison. Par contre, les idées nouvelles, la veille spontanée que propose le minotier sont autant d’informations qui pourront être échangées pour mieux aborder l’avenir.Quatre témoignages, quatre découvertes, quatre tranches de vie. A chaque fois les coulisses et le ballet incessant des artisans dans l’atelier de production, le matériel pour pétrir, préparer,  peser, cuire, stocker. A chaque fois, sur la scène de la boutique, les présentoirs alléchants attirent le consommateur. Et quand le travail cesse un instant pour raconter leur métier, tout de suite s’expriment avec aisance des boulangers qui aiment leur métier et veulent transmettre, des vendeuses qui expliquent leur relation avec les clients et ce dont elles ont besoin pour mieux vendre encore. Une ambiance unique, les odeurs de levain et de bon pain. Un vrai plaisir !

Photos prises en tournée avec MINOTERIE PELLUAU sur des boulangeries de Sainte-Anne-sur-Brivet, Saint-Nazaire, Batz-sur-Mer et Le Croisic.

Ose Ton Futur pour l’égalité des chances, le 11 mars

La deuxième édition d’OSE TON FUTUR aura lieu le samedi 11 mars 2023, à l’IAE de Nantes, dans le bâtiment Erdre privatisé pour l’occasion.

De nombreux ateliers et une conférence plénière avec des rôles modèles permettront aux collégiens et lycéens d’être inspirés pour imaginer leur avenir, dans l’égalité des chances d’accès à la formation et aux carrières dont ils rêvent !

Un RV à ne pas manquer !

 

L’IA au service de l’Histoire

L’IA, quand elle est bien alimentée, peut « régurgiter » des informations étonnantes et puissantes. Au service de l’analyse et de la réflexion, elle est un puissant atout. Au service de l’histoire, elle peut permettre d’imaginer le contenu des zones d’ombre et de rendre lisible des éléments plus abscons. C’est le rôle des nouvelles technologies en particulier, qui permettent de poursuivre les recherches sur des pans de l’histoire qu’on croyait perdu à jamais !

Dans son article, Hérodote nous apprend que :

« l’intelligence artificielle ou « IA » vient de réaliser une nouvelle prouesse : donner à entendre l’appel du 18 juin 1940 tel que le Général de Gaulle aurait pu le prononcer. Aurait pu car aucun enregistrement de l’allocution n’est parvenue jusqu’à nous. La
technologie a permis de créer à partir du texte un discours qui
ressemble si bien à la fameuse voix qu’il devient difficile de
distinguer la réalité d’une « reconstitution ».

L’article permet de réfléchir : « Est-ce le début de l’Histoire augmentée, génératrice de « documents » aussi séduisants et plausibles que… fictifs ? »

A méditer !

Janvier : les bonnes résolutions de la nouvelle année !

Des réflexions deviennent résolutions en ce début d’année dans les métiers de la chaîne du livre. L’association « pour l’écologie du livre » accompagne ces changements en faisant se rencontrer les différents métiers de la chaîne du livre et en œuvrant sur la visibilité des expériences vertueuses pour essayer de penser un nouveau modèle.

Il n’est que temps, quand les questions de sobriété sont évincées avec le rouleau compresseur économique ; l’article du Monde le précise encore s’il en est besoin après la rentrée littéraire de septembre.

CONCORDANCE CONSEIL forest expertise

La fresque des nouveaux récits

Pour la première fois, j’ai participé à une soirée « fresque du climat » avec La Fresque des Nouveaux Récits.
Au-delà des réflexions en groupe sur les différents thèmes des biais cognitifs autour de l’environnement, des propos alarmistes, de l’éducation, de la culture ou de la publicité, c’est bien avec l’atelier écriture que l’alchimie opère.
Discuter, confronter les idées, argumenter puis prendre la plume et mettre en scène pour raconter l’histoire imaginaire d’un avenir radieux, c’est hyper impactant, source de créativité et de complicité !
Belle expérience avec ce collectif !

une pépite française bien ambitieuse

UBISOFT : une pépite française dont l’origine est bretonne… est bien ambitieuse !

Un article de septembre 2022 de Siècle Digital reprend les propos de son fondateur, l’un des frères Guillemot qui  ont créé « Guillemot Corporation » dans le Morbihan, autre société exportatrice dans le multimedia.

Sur leur site web, on retrouve la saga familiale : « Bien qu’Ubisoft compte aujourd’hui 21 000 employés dans ses bureaux et studios à travers le monde, tout a commencé avec une famille : Yves Guillemot et ses quatre frères qui travaillaient dans l’agriculture en Bretagne »

Et puis le 11 janvier 2023, c’est la douche froide : l’éditeur a annoncé dans un communiqué qu’il baissait nettement ses perspectives pour l’exercice 2022-2023. Les ventes des 2 jeux phares lancés fin d’année sont « bien inférieures aux attentes ». Au lendemain de cette révélation, la valeur des actions de l’entreprise a chuté de 16,42 %. Le chiffre d’affaires perd 6 millions d’euros en 1 trimestre.

Yves Guillemot reste confiant, mais les investisseurs semblent moins l’être.

 

Minoterie Pelluau : son histoire et ses projets

MINOTERIE PELLUAU plonge ses racines dans l’Histoire !

En 1920, Adolphe Pelluau reprend le moulin de Bouchamps-lès-Craon en Mayenne. En 1965, les 2 fils reprennent l’entreprise et c’est en 1988 que les 2 petits-fils intègrent l’affaire, pour être rejoints par leur sœur 10 ans plus tard. Tous les trois poursuivent l’aventure de la famille Pelluau avec le même sens du service, un savoir-faire indéniable et une volonté de développement qui leur permet aujourd’hui de proposer de nouvelles recettes (comme la « Craquante » ou la « Mayennette ») et toujours plus de qualité dans les farines en modernisant le moulin.

MINOTERIE PELLUAU, ce n’est pas que la préparation des farines et la livraison, c’est aussi l’accompagnement des boulangers dans la création du commerce, la fabrication du pain, les recettes et la commercialisation.

Meunier connu et reconnu en Mayenne mais aussi en Sarthe et sur la couronne Ille-et-Vilaine ainsi que sur la côte de Loire-Atlantique, il est proche de ses fournisseurs et de ses clients. Thierry, Didier et Laurence PELLUAU font de la meunerie un acteur incontournable, intermédiaire entre l’agriculteur et le boulanger, ou comme ils disent : « Du grain au pain avec votre meunier. »

Et pour structurer la stratégie et avancer sur des projets innovants, MINOTERIE PELLUAU effectue aujourd’hui sa deuxième boucle DINAMIC + sur le thème du « design et du marketing de l’offre » après avoir été suivi sur de la « performance interne ». Un accompagnement riche en échanges et en projets pour imaginer le moulin demain !

retour sur la relation client

Le 18 octobre dernier avait lieu le salon de la relation client du grand ouest à la Cité de Nantes.

L’occasion de réfléchir à des expériences d’entreprise et d’écouter des témoignages de stratégie autour de la relation client, tant dans les techniques que dans les méthodes employées !

Ce qui est frappant, c’est le leitmotiv autour du projet et de la capacité à gérer le long terme comme gage de réussite et le management comme gage d’engagement des équipes autour de la relation client. Une stratégie relation client n’embarque pas que le commerce mais bien l’ensemble des services de l’entreprise.

Episode 1 avec la conférence du matin sur : L’orchestration des tâches et des interactions au service du Client
(avec les témoignages de Patrice Faraud – Ceritek & Isabelle BREVILLE – Natixis Interepargne ), où on apprend qu’il a fallu 3 ans pour gérer le dossier  de création d’un service client chez NATIXIS INTEREPARGNE.

3 ans de projet pour avoir un outil « simple » pour :

  • fluidifier,
  • redonner du confort aux collaborateurs,
  • rendre de la visibilité au client.

3 ans de projet, c’est :

  • de la pédagogie ;
  • un alignement de toute l’entreprise et de toutes les parties prenantes ;
  • une réflexion simple : « il ne faut pas froisser, il faut expliquer !»

Car dans le cas de ce projet de service client chez NATIXIS, la collaboration avec CERITEK a permis de modifier l’approche et de fluidifier la relation client :

avant :

  • Outils : plateforme de contact voix/chat/SMS et CRM « maison » avec ERP et hot-line/ticket SAV ; « c’est beaucoup d’irritants si c’est mal géré » ;
  • Méthodes : organisation en silo ; aucune mutualisation des flux et des équipes ; mode pull des utilisateurs et vision « passe-plat » ;
  • Management technique : aucun pilotage des flux.

maintenant :

  • Outils : solution d’orchestration du service client ;
  • Méthodes : différentes sources d’info, SLA orientés business, file unique d’orchestration ;
  • Management humain : « faire sortir de l’ombre les services avec une expertise »

Intéressant de voir que la satisfaction des clients face à la qualité du lien dépend de l’approche de l’entreprise quant à la montée en compétences des équipes en interne qui vont gérer cette relation avec l’utilisateur !

 

témoignage formation

Témoignage d’un étudiant en MASTER 2, dans l’informatique : « … en tous cas, les sessions qu’on a eues là sur la communication autour du projet informatique, cela m’a beaucoup aidé dans mes recherches et pour réussir mes entretiens aussi ! »

Bien sûr : la communication autour du projet peut faire monter en compétences sur la valorisation du profil aussi !

 

Le story telling, comme éclairage de la réalité

Dans le numérique, comme dans l’énergie ou le journalisme, le story telling peut être une clef pour mettre en valeur et créer du lien par l’émotion. L’idée est que raconter l’histoire permet de montrer pour faire agir, de faire comprendre pour aider à la prise de décision.

Lors de conférences de Nantes Digital Week, les différents témoins revenaient à ce leitmotiv, quel que soit leur métier !

 

  • efficacité énergétique – conférence du 15 septembre – La Ville est Belle – Et si la transition énergétique passait aussi par le numérique ?

La réflexion autour d’une stratégie qui engage l’entreprise (comme Airwell ; spécialiste de la pompe à chaleur) d’une offre produit vers une offre service pour l’utilisateur final et pour valoriser au-delà de la technique !

 

  • data science et journalisme – conférence du 16 septembre – Mediacampus – Datarama #7 : Dataviz, révéler et mesurer l’urgence ?

Les mots clefs des journalistes présents à la conférence « datavision » sonnent autour du motion-emotion et du graphisme pour plus d’accessibilité ! 

Philippe Rivière, Journaliste, programmeur et cartographe, il parle d’équilibrer d’un côté la donnée brute sans manipulation pour plus de crédibilité et le graphisme pour mettre en valeur la data.

Weiyi Cai, Graphics & Multimedia Editor, New York Times

  • le story telling visuel au NYT c’est grâce à une équipe qui rend à l’histoire ce qu’elle est ! »
  • 3 points importants selon la journaliste data-scientist :
    • point n°1 : marier différents types de visualisation : une carte ne suffit pas toujours, la personnalisation est nécessaire et il faut jouer avec les éléments scientifiques autant qu’avec les représentations graphiques de la donnée !
    • point n°2 : ajouter motion à émotion
    • point n°3 : prendre du plaisir à jouer avec les symboles pour rendre le tout intéressant !

Data journaliste « designer d’info », Weiyi Dawn Cai est connue pour son maping autour de Wuhan et sur son étude de la filière du bois en Roumanie, thématique qui peut être découverte en français sur Euractiv, un bel article sur la situation catastrophique de la filière bois en Roumanie.

  • Réalité virtuelle – conférence du 15 septembre – Halle 6 Ouest – Métavers : apprendre demain avec les technologies immersives

Comme le rappelle la société INETUM, dans la formation, certains éléments sont essentiels pour que l’intégration de la Réalité Virtuelle soit un succès :

  • bien comprendre les usages,
  • préciser les attendus de la formation,
  • viser les objectifs pédagogiques,
  • mettre en place l’environnement propice au déroulé de la formation,
  • penser l’ensemble des outils digitaux (e-learning et réalité virtuelle par exemple) pour accompagner l’apprenant tout au long du processus de formation !

On voit bien, que ce soit pour le journalisme, la pédagogie ou l’industrie que « raconter l’histoire » est un levier impressionnant pour faire passer l’information, l’émotion et les valeurs, pour créer le lien avec ses interlocuteurs, clients ou partenaires !